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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 12:41

Demain, la direction du Cnrs tient un séminaire de travail. Son ordre du jour m'est parvenu et mérite d'être connu. On y lit par exemple que la direction du Cnrs s'interroge sur le raccourcissement de sa chaîne hiérarchique afin d'avoir une "vraie autorité sur les agents du CNRS" où la manière de faire évoluer "en douceur" (autrement dit sans provoquer une nouvelle crise) le rôle du Comité national de la recherche scientifique accusé de vouloir "cogérer" l'organisme. (par Sylvestre Huet)

Voir la suite dans: link

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 16:08

N.Sarkozy présente ses voeux aux scientifiques... à Supelec

Vu dans http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/01/nsarkozy-pr%C3%A9sente-ses-voeux-aux-scientifiques-a-supelec.html

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 16:03

Appel à se réunir  en Coordination Nationale des Universités
le lundi 25 janvier 2010 (Paris,  10h-17h)


Vu dans http://universitesenlutte.wordpress.com/
link

Grâce à la mobilisation du printemps  2009 nous sommes parvenus à contenir et  à infléchir, sur un certain nombre de points, les projets du gouvernement. Mais  notre vigilance doit rester intacte et nous sommes nombreux à continuer à nous  opposer à des projets dont l’un d’entre eux en particulier (la  mastérisation de la formation des  enseignants) est parvenu à faire  l’unanimité contre lui.

Alors que les méthodes du gouvernement sont  de plus en plus critiquées et que leur inefficacité dans un certain nombre de  secteurs est désormais patente, le moment est venu, pour la communauté  universitaire, de se remobiliser. C’est pourquoi nous vous invitons à participer  à la première CNU de l’année 2010. Marquant l’anniversaire de la  coordination nationale du 22 janvier 2009, cette CNU doit être l’occasion, pour  toute la communauté universitaire — enseignants-chercheurs, chercheurs,  enseignants, BIATOSS, étudiants, titulaires et précaires — d’exprimer leur  détermination et d’affirmer leur résistance face aux réformes en cours et aux  projets gouvernementaux.

Les organisateurs de la prochaine  Coordination Nationale des Universités invitent tous les établissements,  départements , UFR, laboratoires,  à  organiser, partout où cela est possible, des assemblées générales pour mandater  des délégations où pourront figurer enseignants-chercheurs, chercheurs,  enseignants, BIATOSS, doctorants, étudiants, titulaires et précaires. En cas  d’impossibilité, nous suggérons aux collègues mobilisés de se réunir et de  désigner des délégués. L’idéal serait que chaque université et école puisse  constituer une délégation de 4 ou 5 personnes relevant de catégories  différentes.

Plus grand sera le nombre d’universités représentées,  plus cette Coordination Nationale sera en mesure de prouver aux ministres  concernés et au gouvernement la volonté de la communauté universitaire dans sa  diversité de faire échec à des projets dont la finalité est de démanteler le  service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous devrons  déterminer ensemble les moyens d’action les plus efficaces pour y  parvenir.

L’ordre du jour actualisé ainsi que les procédures  d’inscription seront communiqués ultérieurement.

Les porte-parole  et les organisateurs de la présente CNU, SLU, SLR

Ordre du jour indicatif :

1. Point sur l’état de la mobilisation et  discussion sur les priorités du mouvement
2. Rédaction, débat et vote d’une motion globale contre la politique gouvernementale
3. Débat sur la Mastérisation. Vote d’une motion et des moyens d’action.
4. Débat sur l’évaluation au niveau local et national. Vote d’une motion.
5. Débat sur le fonctionnement de la Coordination Nationale des Universités

(élection des porte-parole, prochaine CNU et ordre du jour indicatif)

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:12

 

Communiqué et motions de la 13ème Coordination Nationale des Universités

 

27 octobre 2009, Université Paris Ouest Nanterre

 

 

Communiqué de presse

 

La Coordination Nationale des Universités, réunie ce mardi 27 octobre 2009 à l’université Paris Ouest Nanterre, et représentant vingt établissements, réaffirme son opposition fondamentale aux réformes portées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par le Ministère de l’Education Nationale.

Elle dénonce dans ces réformes une mise à sac de la recherche et de l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, l’instauration d’une logique managériale et l’imposition de l’idéologie du profit financier. Elle dénonce la dégradation programmée des conditions de travail et de vie des étudiants et des personnels.

Elle appelle la communauté universitaire et éducative, les étudiants et les parents d’élèves à entrer en résistance et à tout mettre en œuvre pour défendre le service public d’enseignement et de recherche.

 

Motion n°1

 

La Coordination Nationale des Universités appelle les UFR à s’approprier la motion suivante, comme cela a déjà été fait dans plusieurs établissements :

Nous refusons la mise en place de masters professionnels d’enseignement et nous ne remonterons aucune maquette les concernant, que ce soit au niveau mention, spécialité ou parcours.

Ce nouveau type de master aurait pour conséquence inéluctable la création d’un immense vivier de « reçus-collés » sans aucune perspective professionnelle crédible, et mettrait en cause, à court terme, l’existence même des concours.

Nous dénonçons des mesures transitoires absurdes. Alors que, l’an dernier, le Ministère a accusé les enseignants de vouloir brader les diplômes en validant automatiquement le semestre, il exige maintenant la validation automatique de tout ou partie du M1, y compris pour les étudiants recalés au concours.

Nous ne collaborerons pas à une réforme aussi chaotique.

 

 

Motion n°2

 

La Coordination Nationale des Universités reprend à son compte les motions de la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants (CNFDE) du 24 octobre 2009, en particulier son appel à la mobilisation. Comme la CNFDE, la CNU réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.

Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires. Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.

Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.

Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.

Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.

Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.

Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.

En conséquence, elle appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

 

 

Motion n°3

 

La Coordination Nationale des Universités exprime son inquiétude devant les pressions croissantes exercées sur la situation administrative et professionnelle de chercheurs et des enseignants-chercheurs sur des critères qui paraissent principalement « managériaux » et de nature à porter atteinte à l’indépendance de la recherche et de l’enseignement supérieur.

La CNU exige l’arrêt immédiat de cette politique, dont par ailleurs la crise de France Telecom a mis en évidence les effets néfastes dans un contexte de privatisation des services publics analogue à celui actuellement infligé à la recherche publique et aux universités.

La Coordination exige :  

- La suspension de l’application de la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », et l’abrogation rapide de cette loi.

- Le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS avec l’Etat.

- L’arrêt des interventions de services et directions « des ressources humaines » dans le « suivi » de chercheurs ou d’enseignants-chercheurs.

- La liberté pour les chercheurs et les enseignants chercheurs d’exister en tant qu’individus au sein des laboratoires avec leur propre sujet de recherche original.

 

 

Motion n°4

 

La Coordination Nationale des Universités dénonce la privatisation rampante de l’enseignement et de la recherche qui s’opère par le biais :

- des fondations universitaires ou partenariales de droit privé, visant à justifier le désengagement financier de l’Etat et menaçant l’indépendance du service public ;

- des partenariats public/privé, plaçant les établissements sous le joug des entreprises ;

- d’un budget en trompe-l’œil : la hausse de 1,8 milliard annoncée par Valérie Pécresse pour les universités recouvre, pour l’essentiel, des primes, et des crédits d’impôt reversés au secteur privé ;

La CNU exige des créations massives de postes statutaires et la résorption de la précarité, ainsi que l’arrêt de la politique contraignant les chercheurs du secteur public à travailler pour le secteur privé, pendant que le secteur privé licencie ses propres chercheurs.

 

Appel et calendrier

 

La Coordination Nationale des Universités appelle à des mobilisations locales et à des rassemblements régionaux le 17 novembre 2009, en particulier pour assurer le succès de la journée de grève et de manifestation du 24 novembre 2009.

La CNU soutient l’appel de la Ronde Infinie des Obstiné-e-s (à l’initiative de Paris 8) à se retrouver, à partir du 16 novembre, tous les lundis, de 18h à 20h, Place de l’Hôtel de Ville à Paris.

La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en Danger et aux différents collectifs défendant le service public d’enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.

La CNU envisage une prochaine réunion, en fonction de l’actualité, le samedi 5 décembre 2009 dans une université parisienne.

 

 

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 19:00

Vous trouverez le questionnaire à l'adresse suivante : http://www.precarite-esr.org/ 

Lancement du questionnaire : « précaires dans l’enseignement supérieur et la recherche publique »


Voici le texte de la conférence de presse inter-syndicale du 20 octobre 2009 :

 

1. Au départ : une expérience locale

Au printemps dernier, à l’appel de la coordination des laboratoires en lutte qui encourageait à un recensement des précaires, sur le site CNRS Pouchet (59 rue Pouchet, Paris 17e), s’est constitué un comité de défenses des précaires. Ce comité a construit un questionnaire pour mettre au jour le nombre et les conditions de travail des précaires rattachés au site.

Ce comité est constitué de précaires et de statutaires (fonctionnaires). Parce que la précarité touche évidemment en premier chef les précaires eux-mêmes mais aussi tous ceux qui travaillent avec eux et doivent, de plus en plus, faire appel à eux pour mener à bien leur propre travail.

L’effet de cette consultation, au-delà de la photographie des situations locales de la précarité, a été aussi symbolique : nous avons reçu de nombreux messages de reconnaissance de la part des précaires qui y ont répondu, parce que d’une certaine façon le questionnaire leur donnait voix au chapitre.  C’est là la double visée de ce questionnaire : recueillir des faits objectifs et contribuer à une sortie de l’invisibilité et de l’illégitimité d’acteurs à part entière de la recherche et de l’enseignement supérieur.

Parce que évidemment, être précaire, c’est être dans des conditions matérielles difficiles, ne pas pouvoir se projeter dans un futur stable, mais c’est aussi être un professionnel de deuxième catégorie, moins reconnu, moins en possibilité de faire valoir son travail. Comme un pigiste ou un contractuel dans un journal qui n’ose pas prendre la parole en conférence de rédaction, a du mal à négocier son salaire parce qu’il sait qu’il peut facilement être éjecté de la rédaction et se sent en permanence remis en cause dans son travail parce qu’on ne le récompense pas d’une vraie place.

Ce premier questionnaire a recueilli une soixantaine de réponses – ce qui n’est pas négligeable pour un site comme le site Pouchet qui regroupe soixante-cinq personnels statutaires du CNRS (ainsi que des enseignants-chercheurs de plusieurs universités membres des laboratoires), et étant donné la difficulté à joindre des gens qui n’interviennent parfois qu’au cours de quelques heures de vacation.

 

2. Le questionnaire national : explication de texte

La nécessité de l’élargissement

Cette première expérience à Pouchet nous a montré qu’il était possible de mener un recensement des précaires et donc cela nous a encouragés à vouloir faire une consultation ayant une vraie portée quantitative. D’autant que le site Pouchet a deux particularités : 1) il regroupe des laboratoires de sciences humaines et sociales (sociologie, sciences-politiques, histoire, linguistique, etc.) et 2) c’est un site CNRS, c’est-à-dire que même si ses laboratoires sont liés à des universités, ses locaux ne sont pas hébergés par une université. L’élargissement au territoire national est donc aussi un élargissement à d’autres problématiques : dans les autres disciplines et dans les universités comme dans les établissements de recherche de types CNRS, INSERM, etc.

On sait, du fait de nos expériences individuelles, que de nombreux traits sont communs à tous, quels que soient la discipline et le lieu de son exercice, mais il est évident aussi que chaque discipline et chaque lieu ont leurs spécificités, qu’il convient de cerner pour vraiment comprendre comment fonctionne la précarité dans l’ensemble de notre secteur professionnel.

 

Les impératifs du questionnaire

Nous avons cherché, dans la construction du questionnaire et le libellé des questions, à répondre systématiquement à trois impératifs :

1.    nous adresser à toutes les personnes qui travaillent, dans un statut précaire, dans l’enseignement supérieur et la recherche. C’est-à-dire les chercheur-e-s mais aussi tous les personnels administratifs et techniques qui rendent possible la recherche.

2.    accéder à une exhaustivité des situations : en multipliant les possibilités de réponses en fonction de ce que nous savons de la précarité pour la vivre, l’avoir vécue ou vivre à ses côtés quotidiennement. Mais aussi en laissant toujours la possibilité aux répondants d’ajouter des catégories qui nous auraient échappé (d’où les nombreuses occurrences de « autre » dans les propositions de réponse pour que soit précisé l’impensé en amont).

3.    recueillir un matériau objectif : nous avons utilisé des outils scientifiques de recueil des données, tant du point de vue technique que de l’exigence de ne jamais induire une réponse plutôt qu’une autre. Les questions d’opinion sont rares : il est important qu’il y en ait parce qu’elles permettent de rendre compte des expériences ressenties et qu’elles sont un lieu d’expression individuelle. Mais nous avons privilégié les questions de faits parce que la précarité, ce sont d’abord des faits objectifs, des conditions matérielles de travail.

 

La construction du questionnaire

Le questionnaire comprend huit parties. Ça paraît beaucoup mais en réalité, il se remplit très vite – on l’a testé : il faut moins de dix minutes pour le remplir. Ces parties se déclinent logiquement pour que le remplissage se fasse le plus naturellement possible.

1.    « Votre lien avec l’enseignement supérieur et la recherche publique » : cette première partie, courte, a pour objet de définir le champ disciplinaire ou le service dans lequel travaille le répondant. Son dépouillement permettra de voir les éventuelles variations d’une discipline à l’autre, d’un lieu à l’autre, d’un métier à l’autre.

2.    « Votre situation actuelle » : l’essentiel de ce questionnaire vise à faire une photographie, aujourd’hui, de la précarité. Nous sommes donc partis de là : avez-vous un emploi dans l’enseignement supérieur et la recherche ?  travaillez-vous en complément ailleurs ? qui vous finance ? par quels éventuels intermédiaires ?

3.    « Vos ressources » : c’est une partie fondamentale bien sûr du questionnaire.

4 Ce que nous voulions saisir c’est d’abord la nature de ces ressources : selon qu’on est payé en salaire, en vacation ou en honoraire, on n’a pas les mêmes droits (pour le chômage et la retraite notamment) ; il arrive, quand on travaille pour l’enseignement supérieur et/ou la recherche, qu’on soit payé en nature (en livres par exemple), qu’on soit payé via un prête-nom parce que, par exemple, les universités refusent de rémunérer des chargés de cours ayant plus de 28 ans et sans contrat principal par ailleurs, pour ne pas payer les charges liées à leur travail. Il arrive aussi, et pas si rarement que cela, comme le montrent déjà les résultats de l’enquête Pouchet, qu’on ne soit pas payé du tout.

4 L’autre aspect important de la rémunération, c’est son irrégularité, fréquente en situation de précarité : on est souvent payé plusieurs mois après avoir effectué le travail, on connaît des mois sans rien parce qu’on est entre deux contrats et qu’il faut deux mois quand on est au chômage après avoir travaillé pour une université pour être indemnisé, etc.

4 Enfin la dernière caractéristique de la précarité, par rapport à un emploi pérenne, c’est qu’à chaque contrat on risque de partir de zéro, que ne soit jamais prise en compte l’ancienneté dans la fonction effectuée puisqu’elle est hachée dans le temps et entre des lieux de travail et des employeurs différents. C’est le sens des dernières questions de cette partie.

4.    « Vos conditions de travail et de vie » : dans cette partie, il s’agit de connaître à quelles infrastructures les précaires ont accès : un bureau, individuel ou collectif, un ordinateur, une cantine. Toutes choses qui façonnent non seulement les moyens qu’on a à sa disposition pour faire son travail mais aussi les possibilités ou les impossibilités d’échanger avec ses collègues, d’être tenu-e-s informé-e-s des offres de travail, de s’insérer dans les réseaux de sociabilité professionnelle.

5.    « Reconnaissance et perspectives d’avenir » : cette partie est plus axée sur la dimension symbolique à laquelle je me référais tout à l’heure, en termes de reconnaissance notamment et du sentiment d’être à sa place dans son travail. Et du coup aussi sur la façon dont les répondants se projettent (ou non) dans l’avenir.

6.    « Votre parcours » : cette partie fait sortir le questionnaire de l’instantané pour saisir la temporalité de la précarité : la durée des contrats, le fait de les accumuler, y compris sur un même poste sans possibilité qu’ils soient pérenniser, et bien sûr les moments d’absence de contrat et de baisses fortes de revenus.

7.    « Identité et diplôme » : sur la fin du questionnaire, comme souvent dans les enquêtes démographiques, on veut connaître les caractéristiques sociales des répondants, pour ensuite les rapporter à la diversité des expériences. Le sexe, le niveau de diplôme et l’âge. Cette dernière donnée est très importante notamment pour les chercheur-e-s précaires qui entrent de plus en plus tard dans le statut de fonctionnaires, quand il y entrent.

8.    « Votre appréciation de votre situation » : enfin quelques questions d’opinion d’auto-évaluation de la situation du répondant . Les deux dernières questions sont des espaces d’expression individuelle : sur tout ce que le questionnaire aurait oublié notamment…

 

Vous retrouverez le questionnaire à l'adresse suivante : http://www.precarite-esr.org/ 

 

 

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 18:58
L'ÉCOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES présente : 

Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif

premier et troisième mercredis du mois, de 17 à 19 heures, du 4 novembre 2009 au 2 juin 2010
à l’amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e

Michel Agier (DE EHESS), Mathieu Arnoux (DE EHESS), Isabelle Backouche (MC EHESS), Michel Barthélémy (CR CNRS), Irène Bellier (DR CNRS), Alban Bensa (DE EHESS), Alain Blum (DE EHESS), Juliette Cadiot (MC EHESS), Simona Cerutti (DE EHESS), Francis Chateauraynaud (DE EHESS), Fanny Cosandey (MC EHESS), Robert Descimon (DE EHESS), Sophie Desrosiers (MC EHESS), Nicolas Dodier (DE EHESS), Jean-Claude Galey (DE EHESS), Nancy L. Green (DE EHESS), André Gunthert (MC EHESS), Elie Haddad (CR CNRS), Liora Israël (MC EHESS), Christian Jouhaud (DE EHESS), Cyril Lemieux (MC EHESS), Cédric Lomba (CR CNRS), Birgit Müller (CR CNRS), Mary Picone (MC EHESS), Sylvain Piron (MC EHESS), Sophie Pochic (CR CNRS), Alessandro Stella (CR CNRS), Christian Topalov (DE EHESS)
 
Le séminaire ici proposé se situe dans la suite des mouvements nés dans le monde universitaire français du refus du nouveau dispositif d'enseignement et de recherche mis en œuvre par le gouvernement de M. Sarkozy : « autonomie » des universités, nouveau statut des personnels, mastérisation des concours, transformation du CNRS et des autres EPST en « agences de moyens », nouvelles formes d'« évaluation » inspirées de la gestion des entreprises, etc. Cet ensemble de « réformes » a suscité parmi les universitaires et chercheurs de très vifs débats. Certains le soutiennent activement, d’autres le refusent farouchement et aspirent à d’autres réformes. Le rapport des forces est incertain et l’avenir reste ouvert.

Comme les autres séminaires de notre établissement, celui-ci poursuit des objectifs scientifiques, épistémologiques et pédagogiques : il s'agit de décrire, de comprendre et d'expliquer ce qui est en train d'arriver. Les formes de l’enquête seront pour une part classiques : analyse de documents, observations de type ethnographique, étude des trajectoires et configurations d’acteurs, des argumentaires et des actions, des institutions et des constructions normatives. Mais il s’agira aussi d’une « enquête publique » qui fait appel aux acteurs eux-mêmes et propose un cadre à leur confrontation. La parole sera donc largement donnée aussi bien à ceux qui combattent les « réformes » qu’à ceux qui les approuvent ou s’en accommodent. Nous ouvrirons aussi le propos à d’autres domaines de la vie sociale où se développent des politiques analogues d’asservissement des biens publics aux logiques de marché.

Si la France sera le premier objet de nos interrogations, nous pratiquerons autant que possible une démarche comparative et d’histoire croisée orientée vers les autres pays européens, mais aussi vers les États-Unis, sans doute la référence la plus mobilisée dans les controverses sur les politiques des sciences, et vers les nouvelles puissances scientifiques en Asie ou les puissances déchues, comme l'ancienne URSS. Il est en effet évident que les changements des dispositifs scientifiques sont parties intégrantes d'un projet global, dont l'expression européenne a été inaugurée par le processus de Bologne et le conseil européen de Lisbonne. Nous étudierons la formation de ce projet et les usages locaux de celui-ci et, plus largement, des références étrangères.

Le séminaire s'interrogera sur l'émergence de nouveaux rapports sociaux dans le monde de la recherche (précarisation de l'emploi, dépendances nouvelles, individuelles ou collectives...), sur les conséquences scientifiques de l'hégémonie annoncée des financements contractuels, sur les nouvelles formes de l'évaluation actuellement imposées mais contestées, sur les conditions de l'innovation et de la découverte scientifiques, sur les marges d'action des personnels scientifiques pour empêcher la mise en place de ce nouveau dispositif d'organisation de la science, ou pour résister en son sein là où il s’est imposé : marges professionnelles (quelle autonomie des chercheurs dans le choix de leurs thèmes et de leurs méthodes ?), civiques (quelles sont les formes actuelles de la demande sociale vis-à-vis des sciences et des sciences sociales en particulier ?) et politiques (quelles actions collectives sont envisageables pour que les acteurs de la science gardent leur mot à dire dans la définition de leur propre activité ?)

Ce séminaire alternatif sera réactif aux évolutions de l’actualité ; lieu d’une veille face aux réformes de la recherche et de l’enseignement, il ne s'interdira par principe d'aborder aucun des problèmes que suscitent aujourd'hui les politiques des sciences. Nous espérons qu'il participera au vaste mouvement qui tend à faire regarder comme inacceptable une « réalité » qu’on nous annonce comme inéluctable et à rendre à nos professions leur dignité, leur autonomie et leur sens du bien public.

Adresses électroniques de contact : agier(at)ehess.fr, descimon(at)ehess.fr, topalov(at)ehess.fr



Programme novembre-décembre 2009
(au 15/15/2009)

4 novembre 2009 – Ouverture
Enjeux et futur du mouvement universitaire
modération : Robert Descimon
Luc Boltanski (EHESS), Pauline Delage (doctorante EHESS, Sud), Marcel Gauchet (EHESS) et Isabelle This Saint-Jean (Paris 13, SLR)

18 novembre 2009 – Régimes d’évaluation 1
L’évaluation comme principe politique
modération : Michel Agier
Richard Rechtman (CHS La Verrière, IRIS) sur l’hôpital psychiatrique, Emmanuel Didier (GSPM-EHESS) sur la police, Albert Ogien (CNRS-CEMS) sur la Lolf, Sylvain Piron (EHESS) sur la recherche

2 décembre 2009 – Recherche et société 1
Savants autonomes, sciences utiles ?
modération : Christian Topalov
Hélène Conjeaud (CNRS Physique du vivant, SLU) « Les ‘savants’ des sciences utiles sont-ils encore autonomes? Exemples tirés de la recherche en biologie cellulaire et en immunologie », Dominique Pestre (EHESS), Francis Chateauraynaud (EHESS) « Sociologies des sciences et modes de financement de la recherche. De l'anti-académisme au management des projets ? », Marc Lipinski (CNRS et Région Île-de-France) [sous réserve]

16 décembre – Régimes d’évaluation 2
Enquête sur les pratiques de l’évaluation collégiale : le CNU
modération : Robert Descimon
Introduction par Nicolas Dodier (EHESS et INSERM)
Philippe Boutry (EHESS et Paris 1) sur la section 22 (histoire moderne et contemporaine), Stéphane Beaud (ENS) sur la section 19 (sociologie, démographie), Pierre Judet de la Combe (EHESS et CNRS) [sous réserve]
Discutant : Nicolas Pouyanne (section 25 : mathématiques, secrétaire de la CP-CNU) [sous réserve]
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 10:38

Communiqué de presse de la Coordination des Laboratoires en Lutte

 

Aujourd'hui, jeudi 25 juin 2009, la direction du CNRS, fuyant la contestation récurrente et déterminée de ses personnels, a décidé de tenir son conseil d'administration (CA) à Genève en suisse, au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN).

La Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte (CNLL) condamne cette exil qui n'a pour objectif que de se cacher pour mieux faire voter des réformes auxquelles la majorité des personnels du CNRS s'oppose et qui mènent au démantèlement du plus grand organisme de recherche Français.

Aujourd'hui, un groupe de Chercheurs, Ingénieurs, Techniciens et Administratifs du CNRS a déjoué les mesures de sécurité du CERN pour venir dénoncer sur place la « fuite à Genève » du CA du CNRS et rappeler l'opposition des personnels aux réformes en cours. Ils ont accueilli le conseil d'administration au son des cloches à vaches, de "Le CA à Paris", "Valérie on te voit", "Non au démantèlement du CNRS", "Vous êtes cernés". Ils ont ensuite obtenu de lire une déclaration au Conseil d'Administration.

Quelque soit le lieu de son exil, les personnels du CNRS, ulcérés et outragés par le mépris dont la direction et le gouvernement font preuve à leur encontre, continueront inlassablement à poursuivre le CA du CNRS expatrié et à alerter l'opinion publique sur les attaques inacceptables qui sont menées contre la recherche Française.

 

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Déclaration lue au conseil d'administration du CNRS

 

Le CNRS et les projets concernant son évolution sont au cœur d’un désaccord profond entre le gouvernement français et la communauté scientifique. Cela se traduit depuis plus d’un an par une mobilisation sans précédent d’une très large partie de la communauté scientifique française dont des personnalités internationalement reconnues.

Au cœur des désaccords et au-delà des problèmes de postes et de moyens qui entament la capacité du CNRS de mener à bien les projets dans lesquels il s’engage, il y a la volonté, de la part de la direction du CNRS et du ministère de la recherche, de transformer le CNRS, opérateur structurant la recherche fondamentale en France en simple agence de moyens, c'est-à-dire privé de sa mission d’élaboration et de programmation de sa politique scientifique. Le découpage de l’organisme en instituts, dont le maintien au sein du CNRS est très incertain, préfigure le rétrécissement des champs disciplinaires couverts par le CNRS et menace sa capacité à assurer pleinement son rôle d’opérateur scientifique.

Les représentants de la communauté dans les différents conseils ont voté des motions et recommandations prenant position contre ces réformes :

• Le 10 Juin 2008 le Conseil Scientifique du CNRS a voté contre le plan stratégique ‘Horizon 2020’ définissant les orientations de l’organisme pour les années à venir proposées par la direction – à l’unanimité des votants moins 1 abstention; • Le 18 Novembre 2008, le Conseil Scientifique a dénoncé la multiplication des commissions arbitraires mises en place par la direction du CNRS – à l’unanimité des votants moins 1 abstention;

• Le 18 Novembre 2008, le Conseil Scientifique a demandé la transformation des chaires CNRS-Universités en postes de chercheurs statutaires – à l’unanimité des votants moins 1 abstention;

• Le 26 Janvier 2009, le Conseil Scientifique a voté contre la création de l’Institut des sciences de l’informatique et de leurs interactions et à dénoncé à nouveau le découpage du CNRS en instituts mis en place malgré ses recommandations – à l’unanimité des votants.

Parallèlement la coordination des responsables des trois instances du Comité National de la Recherche Scientifique (C3N) en charge, pour le CNRS, de la prospective scientifique et de l’évaluation de la recherche et de ses chercheurs a publié plusieurs lettres ouvertes pour alerter la communauté sur les menaces que font planer sur l’organisme de telles réformes. Le C3N a engagé, au début de l’année, une consultation des 1100 laboratoires de l’organisme sur la nécessité de maintenir au sein du CNRS l’ensemble des disciplines fondamentales. 671 unités ont répondu dont 653 (représentant un effectif d’environ 65000 personnes) ont approuvé la défense de la continuité thématique portée par le C3N.

Durant la même période les directeurs d’unité ont également massivement manifesté leur opposition à ces réformes. En mars dernier ils se sont majoritairement prononcés pour une action de grève administrative afin de se faire entendre. Aujourd’hui ils ne constatent aucune avancée sur deux points qu’ils considèrent comme essentiels, le rôle d’opérateur de recherche du CNRS et la nécessité d’un plan pluri-annuel d’emplois scientifiques, et vont se réunir pour définir de nouvelles actions.

Plus récemment, le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), réuni en réunion extraordinaire le 10 juin 2009, a réaffirmé « qu'un certain nombre de principes qui doivent guider la réorganisation du CNRS (...) ne sont pas tous compatibles avec le dernier projet connu du Contrat d’Objectifs CNRS-Etat 2009-2013 ».

Enfin, le 18 juin dernier, les organisations syndicales ont unanimement refusé de siéger au Comité Technique Paritaire (CTP) en signe de protestation.

Cependant, la direction du CNRS a, depuis plus d’un an, refusé d’entendre ces différentes alertes. Ainsi

• Le 1er Juillet 2008, la direction a porté à l’ordre du jour du Conseil d’Administration du CNRS le vote du plan Stratégique ‘Horizon 2020’ pour adoption après avoir en urgence remanié quelques points de politique garantissant en particulier le caractère interne des futurs instituts et avoir promis une consultation des personnels qui n’a jamais eu lieu

• Le 27 Novembre 2008, la direction a porté à l’ordre du jour du Conseil d’Administration du CNRS la création de 9 instituts pour adoption

• Le 26 Mars 2009, la direction a porté dans un premier temps à l’ordre du jour du Conseil d’Administration du CNRS la création du 10ème institut dit Institut des sciences de l’informatique et de leurs interactions. Devant le mécontentement des personnels, ce point a été retiré au dernier moment de l’ordre du jour.

Le Conseil d’Administration du 27 Novembre, délocalisé par la direction, s’est tenu derrière un barrage des forces de l’ordre. Celui du 26 Mars a également été délocalisé avant d’être interrompu par l’intrusion des personnels qui ont ensuite occupé le siège de l’organisme.

En Février 2009, la direction fait apparaître les Chaires CNRS-Universités dans son Contrat Objectifs-Moyens amputant d’un quart le recrutement de chercheurs statutaire s’opposant une fois de plus aux recommandations du Conseil Scientifique.

Enfin, le 15 juin dernier, la ministre de la recherche, Mme Valérie Pecresse, a du se rendre en personne au conseil scientifique du CNRS pour faire pression sur ses membres et arracher un maigre soutient au Contrat Objectifs-Moyens (COM) du CNRS (6 voies pour, 5 contre et 2 abstentions).

Aujourd'hui 25 Juin 2009, le Conseil d’Administration qui se tient au CERN à Genève doit voter ce Contrat Objectifs-Moyens. Ce contrat entérine les réformes dénoncées par la communauté.

Cette manœuvre de délocalisation au CERN de son Conseil d’Administration, hors de portée de la communauté concernée, n’est pas digne de la direction du plus important organisme de recherche français.

La « coordination nationale des laboratoires en lutte » dénonce cette exil qui, dans le contexte actuel particulièrement tendu apparaît au yeux des personnels du CNRS comme une version moderne de la « fuite à Varennes ». Vu les circonstances, elle demande instamment aux membres du CA de ne pas voter le Contrat Objectifs-Moyens qui leur est proposé.

 

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 16:21

Communiqué : La fuite en Suisse de la présidente du CNRS

Ce matin, 11h, aéroport CDG, terminal 2F. Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, s’apprête à s’envoler pour Genève. C’est là-bas qu’elle a décidé de délocaliser cette fois le CA du CNRS, ne trouvant que cette fuite pour éviter une nouvelle manifestation de ses personnels. Peine perdue, ceux-ci lui ont organisé un comité d’accueil bruyant, agitant cloches et grelots, et faisant résonner l’aérogare aux cris de « CNRS libre », « Restez à Genève », « Bréchignac démission », etc.

Cette manifestation est un nouvel épisode de la lutte contre le démantèlement méthodique du CNRS dont Mme Bréchignac se fait la complice active. Ce CA, réfugié à Genève, est appelé en effet à adopter le « contrat d’objectifs et de moyens », en réalité totalement privé de moyens, et à entériner le démantèlement en instituts du CNRS.

Nous continuerons à nous opposer sans relâche à cette politique visant à l’affaiblissement de toutes les institutions autonomes de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 11:13

Tous demain au siège du CNRS, contre le Contrat d’Objectif sans Moyens !!

(25 juin - Paris – Michel Ange – 11 heures, et dès 8 heures pour les plus courageux !)

 

La direction du CNRS a choisi d’exiler le Conseil d’Administration du 25 juin à Genève, fuyant la contestation généralisée contre le démantèlement de l’organisme et le Contrat d’Objectif sans Moyens qui sera soumis au vote.

La Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte et les organisations syndicales appellent à un rassemblement-débat au Siège du CNRS à Paris, à 11 heures (dès 8 heures, pour les plus courageux !) (3, Rue Michel Ange 75016 Paris – métro Michel-Ange-Auteuil).

1/ 8h : Rassemblement au siège (avec croissants) à l’heure d’ouverture du CA à Genève

2/ 11h : RdV au siège avec tenue noire (pour l'enterrement du CNRS)
accompagnés de boîtes à meuh et de cloches (pour la Suisse)
3/ Pic nique le midi sur les pelouses
4/ Des prises de parole

 

Venez nombreux !!

 

Sont organisés également des déplacements groupés vers Paris (depuis Grenoble) ainsi que des manifestations en province : à Marseille, Montpellier, Toulouse…

 

 

 

 

 

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:25

Jeudi 25 juin : Ensemble contre la mort programmée des EPST et de la recherche publique


Fidèle à la nouvelle devise du CNRS « dépasser les frontières », les fossoyeurs du service public exilent à Genève le Conseil d’Administration du CNRS du 25 juin pour avaliser tranquillement, à travers le contrat d’objectifs (sans moyens) et la modification du décret organique, des pièces essentielles de leur projet.

Plus fort que la fuite à Varenne de l’INRA pour imposer le « contorsium » agronomique en avril dernier ! L’enjeu est de taille : tous les personnels de la recherche publique (EPST et universités) sont concernés par cette reconfiguration totale du paysage de la recherche publique (emploi, évaluation, financement , gestion des UMR).

Et tous les moyens sont bons, y compris l’intervention totalement abusive de Madame Pécresse qui s’est invitée en plein débat sur ce contrat d’objectifs au Conseil scientifique du CNRS, instance prétendument indépendante, et ce afin d’y arracher la majorité (de justesse : 6P, 5C, 2A) en faveur de ce marché de dupes !

Ce contrat d’objectifs et le projet de refonte du décret organique du CNRS - dévoilé il y a seulement 8 jours - transforment de fait l’organisme d’EPST en... EMR, Etablissement de Management de la Recherche ! Manifestement la ministre de la recherche veut clore sa « mission » de démolition des EPST avant de quitter son ministère !

Pour tout savoir sur les dangers de ce décret : http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/article.php3 ?id_article=642

Pour consulter la dernière version du contrat État/CNRS : http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/article.php3 ?id_article=643

Nous savons que ces réformes se traduiront pour les personnels par encore plus de précarité, de mise sous pression et en concurrence exacerbée, avec la négation du travail d’équipe - le comble en recherche ! -, et pour ceux qui ne seront pas parmi les plus "performants" selon les critères de l’AERES : la porte ! C’est ce que permettra - pour tous les fonctionnaires - la loi « mobilité » que le gouvernement cherche également à faire passer en force d’ici l’été.

Au terme d’un semestre de lutte, nous sommes plus révoltés que jamais et continuons la résistance face au rouleau-compresseur des réformes destructrices de « Fillon-Sarkozy ». Faisons de ce 25 juin une nouvelle journée de résistance et d’échange sur nos luttes et le service public de recherche que nous voulons !

Rendez-vous notamment au siège du CNRS, à partir de 11H, 3 - Rue Michel Ange (16°)

Ce 19 juin : pas question de discuter au Ministère avec un pistolet sur la tempe !


Lire dans:
http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/article.php3?id_article=647




La lutte ne s’arrête pas dans la recherche


Le jeudi 25 juin, jour où la direction du CNRS a convoqué le Conseil d’administration à Genève pour décider de l’avenir du CNRS, les organisations soussignées appellent à se  rassembler à 11 heures au siège du CNRS pour débattre de l’avenir que nous voulons pour le service public de recherche.

 

La lutte des personnels des laboratoires des organismes et des universités pendant plusieurs mois a contraint le ministère à annoncer le gel des suppressions d’emplois pour 2010 et 2011 et à rendre les postes confisqués dans les organismes pour financer l’accompagnement des chaires. Il n’en reste pas moins que nombre de revendications sont toujours d’une actualité brûlante. Des milliers de CDD sont toujours salariés dans les organismes et les universités, l’ensemble de leurs droits sociaux et professionnels n’étant souvent pas respectés. Des milliers de jeunes scientifiques n’ont toujours comme seule perspective que plusieurs années de galère après leur doctorat avant de se porter candidat à un hypothétique poste stable.

 

Au lieu d’organiser la coopération entre organismes et universités, le gouvernement continue à vouloir imposer aux organismes une réforme dont les principes restent dans le droit fil d’un démantèlement annoncé du service public : mise au pas des thématiques et des équipes, asservissement aux intérêts à court terme des grands groupes industriels, mise en concurrence généralisée des individus et des laboratoires, rationalisation des coûts et des implantations scientifiques, casse des garanties du statut de fonctionnaire, voire du statut lui-même.

La mise au pas du CNRS en est le premier exemple. Le projet de décret organique du CNRS, annoncé quelques heures après la réunion plénière du Comité national du 10 juin, est inacceptable. Il enlève toute possibilité d’évaluation au CNRS. Les syndicats soussignés demandent que ce projet de décret comme le Contrat d’objectifs et de moyens soient retirés de l’ordre du jour du Comité technique paritaire du 18 juin. Le Contrat d’objectifs et de moyens, qui sera aussi soumis au vote du Conseil d’administration du Centre le 25 juin en Suisse, entérine cette mise au pas de l’organisme.

Mais, les décisions pour le décret comme pour le COM ne se prennent plus depuis longtemps au CNRS, c’est le ministère qu’il faut interpeller. Les organisations soussignées iront donc au ministère le vendredi 19 juin à 10 heures pour exiger :

 

  • le retrait du projet de décret organique qui affaiblit considérablement le CNRS en lui retirant son rôle dans l'évaluation des recherches, ainsi que le retrait du consortium de l’agroalimentaire.
  • le report du vote du Conseil d’administration du CNRS sur le Contrat d'objectifs et de moyens qui reste inacceptable malgré les annonces gouvernementales.
  • des organismes de recherche qui ne soient pas transformés en agences de moyens.
  • un plan de créations de postes de 5% des effectifs de titulaires des organismes par an – tout en augmentant aussi le nombre de postes créés à l’université – et une augmentation des crédits de base des laboratoires de 25% immédiatement afin de lutter contre l'emploi précaire et permettre aux laboratoires de se libérer d’une politique de projets à court terme (ANR, projets européens, …).
  • une revalorisation des carrières sur la base d’une reconnaissance des qualifications sans primes individualisées.

SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SGEN-CFDT, UNEF, UNSA

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